
La pièce est plongée dans une demi-obscurité où chaque rayon semble chercher sa place. Une fine poussière danse dans l’air, découpée par la clarté dorée d’une lampe solitaire. Le silence est dense, presque palpable, lorsqu’un éclat plus vif surgit, comme une respiration de lumière s’éveillant.
Une main s’avance lentement, hésitante d’abord, puis résolue. Les doigts jouent avec le faisceau, le traversent, s’y noient un instant. La peau se teinte d’or et d’ombres mouvantes, modelée par la lumière comme par une sculpture invisible. Chaque geste devient une phrase silencieuse, une trace de vie dans l’immobilité du lieu.
Alors, la lumière semble répondre : elle ondule, glisse le long des doigts, s’attarde au creux de la paume avant de disparaître. Dans ce dialogue muet entre chair et clarté, le temps s’efface. Il ne reste que la main, ouverte, comme une offrande, et le mystère lumineux qui s’y dépose.